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L’Affaire SK1 – Frédéric Tellier

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Note : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Film sorti et vu en 2014, je me permets de reposter la critique que j’avais écrite à l’époque.

Certes je m’attendais à un film traitant l’affaire du premier Serial Killer en France et donc à quelque chose de bouleversant, mais pas à être retournée à ce point, ça non ! De plus, Raphaël Personnaz (le personnage principal et étant un des enquêteurs) ainsi que les autres acteurs jouent vraiment bien et sont très crédibles, donc nous n’avons pas de mal à rentrer dans le film et ceci dès les premières minutes. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est qu’il y avait un mélange entre des scènes réelles filmées lors du procès en 2001 ; des scènes se déroulaient en 2001 mais qui faisaient parties de la fiction ; et des scènes étendues des années 90 au procès. Durant ces dernières nous pouvions suivre le travail de recherches des policiers de manière intense. Nous voyions comment ils étaient rongés par ces horribles histoires et comment ils étaient décontenancés devant le peu de réponses à leurs questions.

J’ai vécu alors une expérience très complexe mais très intéressante.

Au départ, je me sentais comme étrangère à l’histoire, comme devant une sorte de documentaire où j’absorbais des détails de faits qui ne me concernaient guère.

Puis je suis devenue une enquêtrice. En effet, nous ne recevions que les indices que recevaient les policiers eux-mêmes, du coup nous n’étions pas aidés et nous devions nous creuser les méninges nous aussi.

Par moments j’étais même parmi les victimes, j’avais l’impression de souffrir comme elles avaient souffert. Nous ne voyions que la découverte des corps et non pas les procédés, donc cela n’était pas compliqué d’imaginer la douleur endurée. Toutefois, la seule scène où nous voyions la séquestration d’une des victimes en direct si je peux dire, m’a fait ressentir une drôle de chose. Je ne ressentais pas la peur de la victime à ce moment-là, ni même le désir du tueur, j’étais plutôt une des anciennes victimes. Comme si j’étais témoin de la scène et ayant déjà vécu cet horrible moment, j’avais pour but d’aider la jeune femme en danger ! D’ailleurs, elle réussit à s’échapper et je reçus en moi une grande satisfaction.

Lors des scènes se déroulant en 2001, durant le procès, je pensais en tant que juges. Je prenais en considération tous les faits donnés et les indices des dix dernières années. Je me dois tout de même de rappeler que ce film est basé sur une histoire vraie, mais je ne la connaissais pas, alors je ne savais pas encore si la personne jugée était coupable ou non.

Plus tard, lorsque le tueur a avoué ses crimes devant les juges, les policiers et les familles des victimes, je me suis trouvée bizarrement comme extérieure à tout cela. J’étais en effet revenue à mon état de spectatrice et ne ressentais ni colère, ni tristesse, ni joie d’avoir pu enfin découvrir qui avait fait ces atrocités.

Lorsque le film fut terminé, je me suis tue. J’avais en moi un sentiment très particulier : j’étais vidée. Pas triste non, plutôt rongée de l’intérieur et épuisée après avoir vécue tout cela, comme si j’avais vécue la dizaine d’années écoulée pendant le film. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti quelque chose d’aussi fort à la vue d’un film, je crois même n’avoir jamais vécue ceci en fait… 

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